COP 24 sur le climat : les Ministres africains de l’Environnement ont « compris l’urgence à agir »

Actualités Dossiers Reglementations

La conférence des parties sur le changement climatique se poursuit à Katowice en Pologne.

Ce dimanche les Ministres du continent se sont retrouvés pour parler des défis et surtout des actions d’urgence à engager pour faire face au changement climatique qui menace l’Afrique, plus que les autres continents à cause des effets qu’elle subit et de la faiblesse de la mobilisation des ressources pour la lutte justement.

Ainsi l’état d’avancement de l’évolution des statistiques sur le climat, la quatrième assemblée des Nations Unies sur le climat, le niveau d’avancement des négociations sur la prise en compte des avis de l’Afrique dans cette avancée ont été des points débattus par les dirigeants du continent.

C’est dans un grand hôtel du centre de Katowice que les Ministres du continent en charge de l’Environnement, de l’eau de l’assainissement et des forêts se sont retrouvés ce dimanche.

Au cœur des débats, les actions d’urgence à mener pour faire face au changement climatique, qui n’attend pas et surtout qui fait des dégâts en Afrique à l’image des inondations, de la sécheresse, de l’élévation du niveau de la mer ou encore de la rareté de pluie et de la forte chaleur enrégistrée en Guinée par exemple ces dernières années.

Selon le Président de la réunion africaine sur le climat, le Ministre Gabonais de l’Environnement, il est temps d’agir sans attendre parce que notre survie en dépend a-t-il martelé.

Il poursuit en disant que les Africains doivent eux même prendre conscience de la situation et ne pas toujours attendre tout de l’étranger. Un point de vue partagé par l’ensemble de ses homologues présents à la rencontre.

Pour la Ministre du Tourisme et de l’Environnement du Congo Brazzaville,  «  il faut faire une grande déclaration au nom de l’Afrique pour agir contre le réchauffement climatique… ».

Pour la Mauritanie, à travers son représentant du Ministre de l’Environnement, « les préoccupations des communautés littorales et autochtones doivent être une priorité pour les dirigeants du continent … ». Quant au Maroc et l’Ouganda, les Ministres ont mis l’accent sur  les besoins des femmes qui « subissent le lourd tribu de ce dérèglement climatique à cause de leur vulnérabilité » selon eux.

Qu’il s’agisse aussi des représentants d’ONU Environnement, de l’Union Africaine ou de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, l’unanimité s’est dégagée autour de l’urgence à agir quand on sait tous les effets provoqués par ce phénomène de changement climatique, qui poursuit tranquillement son ascension avec tout son cortège de dégâts.

Reste maintenant à savoir si cette réunion sera prometteuse et qu’elle ne soit pas une de trop,  a martelé un acteur de la société civile Burkinabè.

Idiatou CAMARA Katowice