Littoral : « je suis très satisfait de ma mission en Guinée »

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S’enquérir du niveau d’avancement des projets du PRCM, partenariat régional pour la conservation marine et côtière et rencontrer les médias dans le cadre de l’accompagnement des dits projets, étaient les objectifs de la visite de 3 jours de M. Demba Marico Coordinateur de programme « gestion intégrée et résilience côtière » au PRCM.

Des rencontres fructueuses et prometteuses aux dires de M.Marico qui s’est dit  « satisfait » de son séjour en Guinée. Nous l’avons rencontré pour vous.

M. Demba Marico, vous venez de séjourner en Guinée dites-nous les conclusions de cette mission et dans quel cadre elle s’est tenue

Merci pour cette opportunité, en effet j’étais en Guinée pour une mission du PRCM de 3 jours.

J’étais donc venu dans le cadre de la concertation et du suivi des projets « réduction des impacts des infrastructures sur les écosystèmes côtiers en Afrique de l’Ouest » PRISM. Un projet qui couvre 5 pays ouest-africains, à savoir la Guinée Bissau, la Guinée, le Sénégal, le Cap Vert et la Mauritanie.

L’objectif de ma mission était de rencontrer nos partenaires que sont tout d’abord le Ministère de l’Environnement des Eaux et Forêts pour la partie étatique, Guinée Ecologie pour le compte de la société civile et des médias qui travaillent sur l’environnement marin et côtier, que nous avons eu à former récemment au Sénégal sur ces questions de préoccupation majeure. J’ai eu des entretiens avec le BGEE, le bureau guinéen d’évaluation environnemental, le centre des zones marines et côtières, l’OGUIPAR, la direction de l’urbanisme et des médias aussi. Il s’agissait de voir déjà les acquis, les contraintes et les défis afin de les relever ensemble, pour une meilleure protection de l’environnement marin et côtier en Guinée.

Je dois dire que d’une manière générale, je suis très satisfait de ma mission, les projets avancement progressivement et nous nous en réjouissons, et comptons poursuivre l’élan, de manière à ce que nous atteignions les objectifs fixés.

Vous avez aussi rencontré des journalistes de l’environnement au cours de votre séjour, qu’est ce qui en a filtré ?

Comme je le disais tantôt nous avons eu à former des journalistes en avril dernier sur l’environnement marin, notamment en ce qui concerne, la pollution, la biodiversité marine et les infrastructures sur le littoral, ce qui est une véritable préoccupation actuelle. Notre entretien était fructueux et les journalistes sont très motivés et engagés pour la cause environnementale en général et marine en particulier, cela nous l’avons noté avec beaucoup de satisfaction. Vous savez, les journalistes sont la vitrine de ce que nous faisons. Il est important pour nous que nos partenaires nationaux tant étatiques que de la société civile puissent les associer dans les projets en cours.

 Pour terminer dites-nous quelles sont les perspectives dans le cadre de la protection de l’environnement marin et côtier dans les pays couverts par le PRCM dont la Guinée, le Sénégal et le Cap Vert sont membres ?

De belles perspectives, je dois dire. Qu’il s’agisse des ateliers de formations, des visites de terrain ou des rencontres avec nos partenaires pour évaluer les acquis et les défis sont prévus. Des documents importants ont été également adoptés par les techniciens lors de mon séjour, et doivent être maintenant portés auprès des autorités compétentes. Lorsqu’ils seront adoptés à ce niveau, ils auront une force contraignante, surtout que la Guinée est en train d’élaborer la loi du littoral actuellement.

Nous allons continuer dans cette lancée, car nous y avons l’obligation, puisque si l’environnement marin et ses ressources sont menacés, ceci représentera forcément un danger pour nous et surtout pour les générations futures.

                Un entretien réalisé à Conakry par Idiatou CAMARA